Je suis dans un parc au plus froid de l'hiver, le ciel est sombre et l'air glacé. Je suis là sur ce banc, assise sans bouger. Je ressemble à un fantôme fraichement tué. Tout me parait futile et insupportable. La solitude pèse tout autour de moi. Mon monde plein de fantasme inavoué et sans amour est encore une fois plongé dans le chao. Chaque seconde qui passe me rapproche de la fatalité. Cette fatalité morbide et orgasmique. On me parle. Tout en douceur je reviens à moi. Un homme c'est assit auprès de moi mais il ne parle pas, il ce contemple de lire son journal. Je tente d'engager la conversation mais il m'ignore. Au bout d'un moment je renonce et commence à regarder mes clichés. Il le remarque et semble intéressé. Je tente de lui reparler, l'ignorance est passée. Il regarde mes photo, donne son avis et me questionne. Puis fini par me demander si j'avais mon appareil. Ce cher appareil qui ne me quitte jamais, plus précieux que mon âme. Et de le prendre en photo. J'accepte. La lumière de l'endroit ou il ce tien est parfaite. Je me lève, me place, cadre. Comme à mon habitude je fais une série de photo sans vraiment regarder ce que je prends, le hasard est tellement intéressant. Une fois cette série fini je regarde l'écran. Et là... le banc, l'homme n'apparais nul par Il est pourtant là, je le vois, il me regarde et me sourit. Il se lève et s'approche vers moi, je sens son souffle glacé et pénétrant son mon visage. Ses yeux plus noirs que tout ce que l'on peut voir dans ce monde me regarde intensément. Son visage se rapproche du mien et dans un même geste nos lèvres ce joinent. Un frisson parcourt mon corps, je sens comme une nausée monter en moi, une sensation de légèreté. Le temps s'arête, le monde ne tourne plus. Je gis sur ce sol boueux. Je me contemple d'en haut, c'est la première fois que je me vois comme sa. Ce corps que j'ai détesté, ce tombeau préliminaire. Cet homme m'y a extrait. J'aurais pu faire tellement de choses, avant...
Ma mort ma intriguée, à moi c'est intéressée, puis à pleine bouche ma embrassée. Par son baisé ma ôtée la vie, dans son monde, maintenant je vie.
Musique: The Greenhouse Effect--- john williams